Longs-métrages

La Nuit tous les chats sont gris - 1977

 

Réalisation : Gérard Zingg

Scénario : Philippe Dumarçay et Gérard Zingg

Image : Bruno Nuytten

Décor : Jean-Pierre Kohut-Svelko

Costume : Christian Gasq

Musique : Jean-Claude Vannier

 

Avec : Gérard Depardieu, Robert Stephens, Laura Betti, Charlotte Crow, Tsilla Chelton, Albert Simono, Virginie Thevenet, Dominique Laffin, Raoul Delfosse.

 

Synopsis

En Angleterre, un gentleman nommé Watson (Robert Stephens) raconte à sa nièce Lily (Charlotte Crow) des histoires à dormir debout. En France, puis en Suisse et à Strasbourg, ces histoires se matérialisent autour de la personne de Philibert (Gérard Depardieu), séduisant gigolo que son inventeur pousse au vol puis au crime.
Il arrive que Watson entraine Lily dans le monde peu recommandable de Philibert. Il arrive que Philibert rende visite à Watson pour lui révéler d'inquiétants secrets... 

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Ada dans la jungle - 1988

 

Réalisation : Gérard Zingg

Scénario : Francesco Tullio Altan et Gérard Zingg

D'après la bande dessinée de : Francesco Tullio Altan

Image : Renato Berta - William Lubchansky

Décor : Jean-Pierre Kohut-Svelko

Musique originale : Jean-Claude Vannier

Avec : Richard Bohringer, Bernard Blier, Philippe Léotard, Isaach de Bankolé, Bibi, Victoria Abril, Charley Boorman, Marie Louisa, Robert Stephens, Manfred Andrae, Katrine Boorman, Geoffrey Carey, Cheik Doukoulé, Jean-Pierre Kohut-Svelko, Virginie Thevenet

Synopsis

Avant de mourir, Lord Gordon révèle à sa nièce Ada l'existence d'un enfant qu'il eut avec Eva Braun, et qu'Adolf Hitler veut adopter. Ada décide de partir à la recherche de ce fils, dans la jungle africaine, où Gordon l'avait abandonné...

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Yéti L'homme sauvage - 2017

Réalisation : Gérard Zingg

Scénario et Dialogues : Gérard Zingg, Rachel Lolliot et Jules Zingg

Animation, dessins : Gérard Zingg animés par Marjolein Odink

Image : Jean Michel Humeau - Jules Zingg

Décor : Blaise Hanquet

Musique : Jean Claude Vannier

 

Avec : Helias Meletopoulos, Fanny Deblock, Blaise Hanquet, Rachel Lolliot, Delphine Zingg, Jean Paul Bonnaire, Kazik Hentchel, Olivier Broche

Avec la voix de Mickaël Lonsdale

Synopsis

C’est l’histoire d’un Yéti qui descend de sa montagne. Il en a assez d’être seul dans le froid.

Dans la forêt, il croise une belle jeune-fille tout de rouge vêtue et immédiatement l’aime d’un amour très fou. Elle est jeune, elle est belle, et ne cesse d’appeler le Loup, son amour fou, ce qui rend le Yéti fort jaloux. Alors, le Yéti tue le Loup, lui coupe la queue et se présente avec son trophée devant le Chaperon. Mais c’est faire peu cas des sentiments de la Belle qui déclare : « Même mort, vois tu, le Loup est plus fort que toi ». Le Yéti n’est pas au bout de ses peines, il aura encore à éliminer tous les prétendants du Chaperon (un maillot jaune au fait de sa gloire, un homme-grenouille égaré dans la neige, un bagnard comme échappé du cinéma muet), et ses aventures ne s’arrêteront pas là, il s’acquittera encore d’un certain nombre d’épreuves : s’échapper de la geôle d’un sinistre donjon, plonger au fond d’un lac pour récupérer un soulier perdu, sauver de la noyade son Chaperon en perdition tel un prince charmant, résister à la séduction d’une cruelle châtelaine, se mesurer à ces deux africains, douaniers suisses, qui en tenue de camouflage gardent au pied des glaciers la frontière entre la Vie et la Mort. Ensuite, il rencontrera cette mystérieuse jeune-femme qui a vu mourir l’homme de sa vie au fond d’une crevasse, et qui par fidélité amoureuse a décidé de ne pas vieillir.

 

On dirait que notre histoire a pris corps dans cette région où les légendes et les contes s’entrecoisent pour échanger leurs ombres, où l’humain s’animalise et l’animal s’humanise, où l’amour enlève sa robe, où le ciel retourne sa veste, et où la raison comme chez Lewis Carroll se meurt sous son chapeau de pirate…

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«Yéti, un très joli film, très poétique, aussi poétique qu’une fleur qui s’ouvre. À voir absolument ».

Alexandre Romanès - poète, directeur du Cirque Romanès

Autour du film "Yéti L'homme sauvage"

J’avais décidé de suspendre, voire d’arrêter mon activité de mon cinéaste. C’est à travers la peinture que j’entendais poursuivre mon travail.

Quinze ans étaient passés. Un matin, je regardais la neige tomber, cette neige où j’avais passé mon enfance, cette neige qui m’avait enchanté parce qu’elle recouvrait tout, gelait le monde, et sur laquelle glissait ma luge. Et ce matin-là, me revint l’idée d’inscrire sur la neige des « images qui bougent ». Le film « Yéti L’homme sauvage » a ainsi démarré. 

Sur cette neige, ce matin-là, j’imaginais : une borne départementale jaune qui trônait devant ma maison du Jura, un oiseau en bois avec un bec jaune, un homme grenouille avec des bouteilles jaunes, un maillot jaune sur son vélo, un masque de Yéti et sa parure poilue, un masque de Loup que je dessinerai et fabriquerai, une tenue de Chaperon rouge, un flotteur métallique pour filet de pêche qui avec une chaîne deviendrait le boulet d’un courageux bagnard sorti du cinéma muet, un lustre avec ses lumières qui clignotent.

A partir de tous ces éléments je savais qu’une histoire allait naître.

Restait à charger la voiture, et dans une autre à embarquer une bande de jeunes-gens (acteurs et techniciens confondus) dont la fraîcheur et l’enthousiasme allaient générer l’énergie si nécessaire à cette aventure. Comme sur les « Valseuses » quand j’avais su convaincre Bertrand Blier de partir avec une jeune bande de techniciens qui n’avaient jamais fait de long-métrage.

Comme toujours, c’est la Vitalité que je cherche.

Plus tard, pendant le montage, je réalisais après une certaine résistance, comme une révélation, que des images venaient à moi, des images dessinées, plus « denses » à mes yeux que les images de cinéma. En lâchant ces petites figures dans le flux du film, je trouvais de nouveaux complices, gais, colorés qui allaient brusquer, suspendre, le récit traditionnel, ce temps qui « coule » propre au cinéma.

Je dessinais sur des transparents que je plaçais ensuite sur des décors faits d’une conjugaison de peinture, de photos anciennes, de couvercles de vieilles boîtes à biscuits, je voulais conserver une tonalité brute, joyeuse, revenir à une image proche des enluminures moyen-âgeuses et des images qui présidèrent à la naissance du cinéma à la manière du pionnier Emile Reynaud.

Ainsi mes personnages passaient d’une réalité à une autre : du blanc de la neige au blanc de la feuille, comme dans un jeu de passe-passe…

S’est imposé aussi tout naturellement le recours à la voix malicieuse de Mickaël Lonsdale, et à la musique joueuse de Jean-Claude Vannier pour soutenir le récit.

 

Ce qui m’intéresse c’est de convoquer « l’inattendu ». Mon travail s’organise dans ma propre surprise au moment où j’ai enfin ramené l’homme adulte dans sa sauvagerie d’enfant. Cette surprise, je veux la partager avec tous ces autres, ces spectateurs qui abandonneront un instant le masque de l’adulte et sauront se faire prendre la main par l’enfant qu’ils étaient.

> Découvrez également, L'album"Yéti"

Court-métrage

La Quille Bon Dieu - 1971

Grand Prix au Festival de Hyères 

Réalisation : Gérard Zingg

Image : Bruno Nuyten

Durée : 17'03

© 2017 by Gérard Zingg

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